Poésies
Dernier ajout : 30 novembre 2009.
Poète à mes heures, quand le spleen s’empare de moi...
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Imbécile
Je me retrouve seul face à cent imbéciles
Jamais pliant l’échine, ni me montrant docile
Sûr de mes convictions, ancrées dans la raison
Je fais front des idées, érigées en bastion
Suivre les plus nombreux, une solution facile
Un refuge tout trouvé, pour les esprits futiles
La loi de la masse, n’est gage de vérité
Et les âmes éclairées, finissent sur le bûcher
On me stigmatise, on me traine dans la fange
J’en sors un brin sali, mais en rien on me change
Les souillures de la foule, n’entament pas ma peau
Pas plus que le typhon, n’a couché le roseau
Toi, qu’est-ce qui t’anime ? Tu es tout vide dedans
Tu ne penses pas tu mimes, tu n’es qu’un indolent
Pauvre feuille morte, emportée par les vents
La fin de la fête
La fin de la fête
La fête est terminée, facilement résumée :
L’attente anxieuse, les premiers invités
La passion furieuse, en un rire consumée
Et déjà les départs, des derniers rescapés
Voilà une guerre éclair, un vrai feu d’artifices
La soirée qui prend fin, c’est fou comme le temps glisse
Ce grand agitateur, et qui fait succéder
Aux amis et aux fêtes, les solitudes glacées
Ici sonnent au matin, dans une brume d’irréel
Les cloches du trépas, la fin de cette kyrielle
On enfoui les vestiges, les corps inanimés
Qui constituèrent la moelle, de cette grande soirée
Seul après la bataille, un désert chaotique
La nostalgie qui point, le moral erratique
Les bons moments, tous comme les jours
On devrait s’arranger, pour qu’ils durent toujours
Ces instants magiques, sont à jamais scellés
Souvenirs et photos, ne peuvent raviver
Cette flamboyante flamme, qui ce soir là brilla
Et arrivent au matin, les spectres de l’au-delà
Mal de terre
Mal de terre
J’ai la nausée du monde, c’est un vrai mal de terre
On dit que la terre est ronde, pourtant roule à l’envers
Un monde bien trop carré, pour tout ce qui tourne pas rond
Pauvreté misère, j’manque d’envie et d’air
Jamais à ma place, habitants des éthers
La moitié sont des cons, les autres polluent ma terre
Je rêve de liberté, mon destin est ailleurs
Les esprits ici figées, plongés dans la torpeur
Poursuivent des chimères, ou plagiat du bonheur
Présentez moi un monde, pour une alternative
Un endroit coloré, caché sur une autre rive
Sans argent, ni de guerres, sans routine ni rigueur
Et Arrachez moi d’là, voila qu’j’ai mal au cœur
Jeunesse Insaisissable
Jeunesse Insaisissable
Après mes premiers amours,
Mes premiers jeux dans la cour,
Je cours.
Après ma bicyclette,
Des conquêtes plein la tête,
Je cours.
Après mes premières danses,
Ces nuits passées en transe
Je cours.
Après ce merveilleux parfum,
Ton sourire au matin,
Je cours.
La vie est un cours,
Que rien peut infléchir ;
Refus-je ? Dans le passé pour vivre.
Quand viennent les nouveaux jours...
Je cours.
Instants de ma jeunesse,
Éclats qui disparaissent
Je cours,
Je cours sans cesse,
Pour jamais t’attraper.